FRANCOPROVENCAL.COM : Le site du francoprovençal

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vendredi 20 mai 2022

Bienvenue en Arpitanie

L'Arpitanie désigne un ensemble de régions européennes (suisses, italiennes et françaises) géographiquement cohérent - hormis un petit isolat en Italie du sud - ayant la langue francoprovençale en commun. Chaque région possède ses propres dialectes francoprovençaux, ce qui n'exclut pas l'intercompréhension avec les autres régions. Quant aux termes «espace arpitan » et «aire arpitane», ils désignent l'espace où l'on parle francoprovençal.

Le terme arpitan qui signifie montagnard ou berger a été repris au début des années septante (1970) pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme francoprovençal. La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en langue arpitane, ce mot ne désigne non pas la «montagne», une «forme de relief élevé», comme on le croit communément, mais les «pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l'été». Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon, ...), qu'en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson, ...), qu'en Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane, ...), qu'en Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta, ...) et que sur le versant italien (Arpet, Arpetta, Arpettaz,...). On retrouve cette racine ou sa variante en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.

Plus d'informations sur ce site, référence dans le domaine du francoprovençal/arpitan.

mardi 13 octobre 2009

Fête internationale du francoprovençal

lundi 3 août 2009

Qu'est-ce que le francoprovençal?

Gaston en arpitan et autres langues régionales Gaston Lagaffe de Franquin devient Gust Leniolu en arpitan savoyard. Source © Marsu Productions.

L’arpitan, également appelé francoprovençal (à ne pas confondre avec le provençal) est une langue à part entière, mais repérée seulement au XIXe siècle, et dont les spécificités et les frontières n’ont été définies qu’au courant du XXe siècle, ce qui explique qu’elle soit si mal connue (localement on dit sans complexe “le patois”). Sa principale particularité réside dans la double évolution du A latin, qui est resté a sauf quand la consonne précédente est une palatale (c, ch, j, y, ly, gn, parfois r), auquel cas elle a évolué vers ié, é, i. C’est la raison pour laquelle on trouve l’infinitif chantar “chanter” à côté de changiér “changer”, et la formation du féminin des adjectifs jôno “jaune”, vèrd “vert” qui donnent jôna, vèrda (féminin en -a), tandis que rojo “rouge”, blanc “blanc” donnent roge, blanche (féminin en -e).

L’arpitan est parlé dans trois pays : l’Italie (vallée d’Aoste et 8 vallées piémontaises), la Suisse romande (sauf le canton du Jura) et la France (pays de Savoie, Lyonnais, Forez, nord-Dauphiné, sud de la Bourgogne (Bresse, Bugey, Dombe, Beaujolais..) et de la Franche-Comté), à l’intérieur d’un quadrilatère Roanne-Neuchâtel-Aoste-Saint-Etienne. Les villes principales sont Aoste, Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Sion, Lyon, Grenoble, Chambéry, Annecy, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse, Lons-le-Saunier et Pontarlier. Sa riche littérature a commencé dès la fin du XIIIe siècle et s’est poursuivie sans interruption jusqu’au XXIe siècle. On y trouve de véritables chefs-d’œuvre, mais trop souvent ignorés.

Francoprovençal/Arpitan et orthographe

drapeau patoisants francoprovençal L'idée d'une graphie unifiée nous semble importante pour assurer une bonne diffusabilité des textes en arpitan dans une zone qui dépasse largement le cadre de la communauté dans laquelle ils ont été écrit. Cela signifie que des textes écrits en phonétique dans un patois donné ne sont habituellement pas lus par les locuteurs des autres dialectes pour des raisons de déchiffrabilité.

Lire un texte phonétique écrit dans un patois qu'on n'a pas l'habitude de lire est un exercice difficile et très fatigant, et généralement on arrête de lire ce genre de textes après quelques paragraphes. La raison de cette fatigue intense en est simple: pour déchiffrer le sens d'un texte en phonétique, on fait intervenir la zone de l'oralité du cerveau, et que pour lire de manière fluide, c'est la zone du langage écrit qui intervient. Les mots sont mémorisés de manière photographique dans la zone du langage écrit, et c'est pour ça qu'il est important qu'un texte respecte certains code stables pour une majorité des mots qu'il contient - les noms communs, les adjectifs par exemple - pour assurer sa lisibilité au-delà des premiers paragraphes par l'ensemble des locuteurs de la zone. Voir à ce sujet la présentation faite par l'Aliance culturèla arpitana au colloque d'Yvoire de l'Association des Enseignants de Savoyards en avril 2006.

Des mots comme lafé, lassé, et lahél ont tous la même origine étymologique signifiant "lait", et peuvent avantageusement être orthographiés "laçél" par tout le monde, chacun connaissant dans son patois, le code permettant de transcrire en son le mot écrit, tout comme on prononce "mehsieu" quand on lit "monsieur", et non pas "monsieuh re". Dans cet exemple certains prononcent le "l" final, d'autres non, certains sauront que le "ç" est muet dans leur patois, et les autres prononceront naturellement après apprentissage "f" ou "ss" a la lecture du "ç".

Il est évident qu'un graphie unifiée nécessite un apprentissage préalable, alors qu'une graphie phonétique peut être utilisée directement. Mais ceci n'est pas une limitation de la graphie unifiée, puisque cet effort d'apprentissage est en fait un investissement qui permet par la suite d'assurer une plus grande diffusion de textes, et donc une plus grande viabilité de la langue à terme, puisqu'il permet l'édition de livres en grande série, comme des livres scolaires pour ne citer qu'eux.

La graphie unifiée est également primordiale sur internet, pour pouvoir effectuer des recherches par mots clef sur un forum ou un site web, car il est impossible d'essayer toutes les formes orales possibles pour un mot clef lorsqu'on recherche de l'information. Les graphies phonétiques ont leur utilité pour la poésie et pour les anciens qui écrivent en patois et qui n'ont pas le temps, ni l'énergie, ni l'envie d'apprendre une orthographe, mais dès lors que l'on veut assurer la pérénnité d'une langue qui n'est plus réellement pratiquée dans toutes les situations de la vie quotidienne, il devient nécessaire de l'enseigner en classe et que l'intercompréhensibilité à l'écrit dépasse le cadre étroit de la région, du village, ou de la famille, pour s'étendre aux quelques dizaines de milliers de locuteurs actifs. Il est donc nécessaire d'enseigner aux enfants dans les cours de patois une graphie qui leur permettra de ne plus limiter l'usage de la langue de leurs aïeux à leur seul entourage proche.

C'est donc dans l'idée de contribuer à assurer la pérénnité de la langue arpitane que l'association Aliance culturèla arpitanna mène des actions médiatiques en langue arpitane et promeut l'idée d'une graphie supradialectale.

romance romane arpitan

Les langues romanes en Europe.

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Opinion de patoisant | «Mais à quoi ça sert de s'intéresser à votre patois de merde là ?!»

O sèrt de rèn justamènt, y est bièn per-cèn-ique qu'on yu fat.

temps cover arpitan

Ça sert strictement à rien, et c'est précisément la raison pour laquelle on y passe autant d'énergie. Dans un monde dominé par l'idéologie utilitariste saint-simonienne - qui a déjà largement fait la preuve de sa toxicité - parler arpitan, la langue de nos parents et grand-parents, nous permet d'échapper à son totalitarisme qui prétend régenter toutes les pensées. Parce que la paysannerie européenne dont nous sommes issus, ainsi que notre culture et notre langue, est la première des paysanneries mondiales à avoir fait les frais de l'idéologie saint-simonienne, qui sous couvert de "progrès", prétend devoir tout faire disparaître pour aller vers des jours meilleurs. Malheureusement les traditions et les cultures disparaissent, ici ou sur les autres continents, et le vrai progrès, celui qui devrait permettre l'apparition d'une conscience planétaire globale pour l'avènement de la paix et de la prospérité, se fait toujours attendre. Là où nos parents et grand-parents ont cédés à l'intimidation et à l'hypnose du saint-simonisme, nous comprenons que le sacrifice auquel ils se sont pliés est vain, et nous entendons bien ne pas nous laisser mourir pour si peu cher. Si nous laissions mourir notre âme sur l'autel de l'uniformisation, nous ne serions plus que des carcasses humaines robotisées. Parce que la langue de nos parents est aussi celle de l'affectif, contrairement aux langues de la domination qui nous coupent de nous même. C'est la langue de l'humour et du plaisir. C'est la langue dont un quart d'heure vaut trois jours de yoga. Autant de choses qui ne servent à rien. Nous nous offrons le luxe de dépenser toute cette énergie inutile pour échapper à la logique qui est justement responsable de la destruction de nos langues et de nos cultures. Nous nous offrons le luxe de dépenser toute cette énergie inutile pour la dignité de nos anciens, ainsi que la notre, infériorisés pendant des siècles par l'insultant vocable "patois", la langue parlée avec les pattes, la langue des animaux. Tous les êtres humains parlent une langue, nous n'en avons encore jamais rencontré qui parlaient avec les pattes. Parce que cette animalisation à également permis d'envoyer au massacre des millions de gens dans des guerres absurdes, comme elle permet aujourd'hui de laisser mourir des centaines de milliers de paysans de part le monde, chassés de leurs terres pour le profit des tenants de l'idéologie saint-simonienne dominante. C'est pour toutes ces raisons parfaitement inutiles, motivées par l'énergie de la vie et de la survie, que nous nous intéressons à l'arpitan, et que nous cherchons à y intéresser un maximum de gens parmi ceux qui nous entourent.

Tintin en arpitan / francoprovençal

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Dans «L’afére Pecârd», Tintin et les autres héros évoluent pour une moitié de l’album en Arpitanie. Nous avons tenté, autant que faire se peut, de faire coïncider le plus de monde avec la région concernée. Bien qu’il soit reconnu que Moulinsart se situe dans le Brabant, nous avons fait parler le petit monde du château en patois lyonnais-forézien, mais Tintin, le héros mythique, parle savoyard, car la Savoie est une des régions arpitanes où les parlers sont le plus vivants et il fallait bien quelqu’un pour la représenter. En Suisse romande, en particulier dans le canton de Vaud (Nyon, Rolle), les parlers sont assez différents et de Lyon et de la Savoie du Sud, seule Genève se rapproche fortement de ceux de la Savoie du Nord toute proche. L’automobiliste italien qui renverse Haddock page 36 n’est plus de Milan, mais d’Aoste. Enfin les Syldaves et les Bordures parlent un arpitan plus standardisé, où les formes les plus belles et les plus courantes sont mises en valeur.

Car l’arpitan est une langue qui connaît une grande quantité de variétés, surtout phonétiques, mais pas seulement. Aussi, il lui fallait une orthographe supra-dialectale, englobante, comme il en existe pour les autres langue régionales (breton, basque, occitan) ou nationales. La nôtre s’appelle Orthographe de référence B (ORB), elle est comme les autres langues romanes d’inspiration étymologique, morphologique et dérivative. Mais nous allons aussi vous donner quelques formes locales en Graphie de Conflans, qui est purement phonétique. Il faut savoir qu’en arpitan, on trouve fréquemment les fricatives interdentales comme en anglais thing (noté en Conflans sh) et this (noté zh).

Ainsi le verbe “changer”, orthographié en ORB changiér, se prononce chanji à Lyon et dans le Forez, shanzhi, stanzdyé ou tsandzé dans la Savoie, tsandzi ou tsandjé en Suisse romande, tsandzé à Aoste. De la même manière, pour dire “nous chantons”, on dit je chanton à Lyon, on tsante en Haute-Savoie, no tsantin en Savoie, en Suisse romande et à Aoste.

Les consonnes finales ne se prononcent généralement pas, sauf en liaison : los homos (louz omo) les hommes, l’accent tonique se porte sur la dernière syllabe, mais sur l’avant-dernière si celle-ci se termine par -a, -o, -e, -os, -es et quelquefois -ont (chantont ils chantent). Les groupes cll-, gll-, fll- indiquent une prononciation fréquente kly, gly, fly.

Traduit en arpitan (ORB) sous la direction de Dominique Stich, avec la collaboration de:

• Nicole Margot et Pierre Guex, pour l'arpitan vaudois, • Eric Verney et Alain Favre, pour l'arpitan savoyard, • Floran Corradin, pour l'arpitan valdôtain, • Claude Longre, Antoine Françon, pour l'arpitan lyonnais-forézien

Le professeur Tournesol devient Pecârd, rendant ainsi hommage à celui qui inspira Hergé: le savant vaudois Auguste Piccard.

Les aventures de Tintin: L'afére Pecârd

Hergé

Casterman - Mars 2007

ISBN : 978-2203009318

Ecouter L'afére Pecârd en arpitan (extraits)

Acheter l'album (Amazon.fr)

Article du Nouvelliste, Sion: ''Quand Haddock fait l'éloge du fendant'' (patois valaisan)

tintin arpitan vaudoisArticle de 24 heures, Lausanne: ''L'afére Pecârd, c'est Tintin en patois vaudois''

© Hergé-Moulinsart-Casterman, 2007.<br /><br /><br />

jeudi 9 juillet 2009

Prononciation | Toponymie arpitane

jeudi 19 février 2009

Groupe patoisant dans la région d'Annecy

vendredi 23 novembre 2007

Un Tintin en patois savoyard!

tintin_arpitan_savoyard.jpg

à commander ici: arpitania.eu

jeudi 15 novembre 2007

Il francoprovenzale

Il francoprovenzale o arpitano (nome autoctono: francoprovençâl, arpitan, arpetan) è una lingua romanza parlata in Francia (media valle del Rodano, Giura e Savoia), nella maggior parte della Svizzera romanda e in Italia (Valle d'Aosta, alcune valli piemontesi e due comuni della Capitanata). Assieme al francese ed all'occitano, appartiene al gruppo delle lingue galloromanze.

L'arpitano (o francoprovenzale) fa parte delle lingue minoritarie riconosciute e tutelate dalla legge italiana.

Non esiste una denominazione unitaria della lingua presso i locutori dell'arpitano (salvo la parola patois, che però ha una connotazione dispregiativa ed è provenuta dal francese), sia perché tale lingua è caratterizzata da una forte frammentazione dialettale, sia perché la relativa area geografica di diffusione non ha mai costituito un'unità politica a sé stante.

La definizione "franco-provenzale" venne coniata nel 1873 dal glottologo italiano Graziadio Isaia Ascoli per accomunare tutti quei dialetti galloromanzi che in base a criteri dialettologici non erano riconducibili né alla lingua francese, né a quella occitana (che a quell'epoca era chiamata "provenzale").

Visto che questo terzo gruppo di dialetti presentava analogie sia col francese, sia con il "provenzale", Ascoli lo chiamò "franco-provenzale". Questo termine, impostosi rapidamente nella letteratura specialistica, è tuttavia ambiguo e tende a creare l'impressione che si riferisca ad una zona grigia di transizione o ad un ammasso di dialetti ibridi, piuttosto che ad una varietà linguistica indipendente.

Per ovviare a questo problema si tende oggi a parlare di "francoprovenzale" (senza trattino) oppure ad utilizzare la dizione "arpitano". Questo neologismo, nato in Francia nel XX secolo, è stato creato a partire dalla radice arp- (variante locale di alp-), con una terminazione che ricalca il termine "occitano".